Histoire des Transmissions
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

1793

C’est au ministère de la Guerre qu’est confiée par la Convention, en 1793, la responsabilité des premières liaisons Chappe, et ce n’est qu’après le rétablissement de la paix, en 1798, qu’est créé pour les gérer, un service particulier, l’Administration des télégraphes, qui relève du ministère de l’Intérieur et détache auprès des armées en cas de besoin les moyens qui lui sont nécessaire.

 

1867 – 1899

La commission présidée par le maréchal Niel, qui est chargée d’étudier une réforme de l’armée après les déboires de la campagne du Mexique, fait adopter la création d’un service télégraphique aux armées, dont les moyens seront engagés de façon désastreuse au cours de la campagne de 1870. La conclusion, un peu hâtivement tirée, est que cette formule est inadaptée. Aussi en revient-on, en 1895, à faire appel à l’administration des télégraphes.

Une partie des personnels de cette administration est militarisé en cas de guerre, pour former ce que l’on appelle alors, les unités de « La Bleue » en raison de la couleur des parements de l’uniforme porté par ces personnels militarisés. C’est en souvenir de ces unités que l’arme des Transmissions adoptera le « bleu-de-ciel » comme couleur de tradition.

Mais les personnels ne sont pas suffisamment qualifiés. Il est nécessaire de dispenser l'instruction dans un milieu militaire. A ce titre, une école de télégraphie militaire est installée au Mont Valérien, site choisi pour les capacités offertes en télégraphie optique. Le futur général Ferrié sera instructeur dans cette école puis en deviendra directeur en 1897.

 

1900 – 1918

Par une loi du 24 juillet 1900, l'école est transformée en un bataillon de sapeurs télégraphistes à trois compagnies, qui relève du 5e Régiment du Génie de Versailles.

Par un décret du 21 juin 1901, le nouveau bataillon prend la dénomination de 24e Bataillon du Génie.

En 1910, ce bataillon devient une "unité formant corps" à neuf compagnies, stationnées au Mont-Valérien et à Rueil. Des détachements de ce bataillon participent, entre autres, à la campagne du Maroc.

Tout au long de la Première Guerre mondiale, le 8e Régiment du génie restera l’unique unité de sapeurs télégraphistes. Il termine la guerre avec un effectif de 55 000 hommes, dont 1 000 officiers. La première Guerre Mondiale est le premier conflit dans lequel les télécommunications militaires ont joué un rôle important. C’est également celui qui voit la naissance de ce qui deviendra, plus tard, la guerre électronique (écoutes et radiogoniométrie).

Le 29 Janvier 1917, Il y a lieu à la création de la Direction du Matériel de Transmissions qui regroupe l'Etablissement central du matériel de télégraphie militaire et l'établissement central du matériel radioélectrique.

Dès 1921, le 8e Régiment du génie donne naissance aux ancêtres des unités actuelles : 41e bataillon de sapeurs télégraphistes au Maroc, 43e bataillon de sapeurs télégraphistes à Beyrouth (Liban), 42e bataillon de sapeurs télégraphistes à Mayence et 48e bataillon de sapeurs télégraphistes, qui deviendra le 18e Régiment du génie à Toul, le 10e bataillon de sapeurs télégraphistes qui donna naissance au 45e Régiment du génie à Hussein Dey (Algérie), le 28e Régiment de sapeurs télégraphistes, en 1930 à Montpellier, le 38e Régiment de sapeurs télégraphistes à Montargis…

 

1939 – 1943

Les difficultés pour communiquer éprouvées en mai 1940 mettent en évidence une insuffisance de moyens et la nécessité de soustraire les Transmissions à la tutelle du génie. Le 1er juin 1942, par décret ministériel n° 3600/EMA/1 du 4 mai 1942, le Général de corps d'armée BRIDOUX signe l'acte de naissance de l'arme des Transmissions, les Transmissions deviennent une arme distincte du génie, au sein de l’armée d’armistice.

Moins de six mois après la création de l’arme des Transmissions, le débarquement allié en Afrique du Nord entraîne l’invasion de la zone libre par l’armée allemande, et la fin de l’armée d’armistice. Néanmoins, le général Merlin prend à Alger la destinée de l’arme en main. Les transmetteurs reprennent le combat dans les campagnes de Tunisie, d’Italie, de France et d’Allemagne.

Afin de privilégier l’engagement des hommes au combat, le général Merlin ouvre l’accès des Transmissions aux femmes pour occuper des postes de centralistes téléphoniques et télégraphiques, et d’exploitants radio. Naît ainsi le corps féminin des Transmissions. Ces spécialistes seront communément appelées « les Merlinettes ». Certaines participeront aux campagnes d’Italie, de France et d’Allemagne.

Pendant les années noires de l’Occupation, un grand nombre de transmetteurs démobilisés de l’armée d’armistice, se retrouvent dans la clandestinité où ils servent de « radio » au sein des différents réseaux de résistance.

En la mémoire de leur sacrifice, le drapeau du 8e Régiment de Transmissions, en qualité d’« ancêtre » de tous les Régiments de l’arme, est le seul emblème des armées françaises à arborer l’inscription RÉSISTANCE.

 

1944 – 1945

Les Transmissions acquièrent les structures qui lui confèrent réellement le rang d’une arme à part entière.

A la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, L’Etat-Major de l’Armée souhaite créer une école unique pour former tous les personnels de la nouvelle Arme des Transmissions et tous les spécialistes Transmissions de toutes armes.
Le Centre d’Organisation des Transmissions N°40 de Maison-Carrée (Alger), issu du 45ième Bataillon de Transmissions, s’installe au quartier GUDIN de MONTARGIS et donne naissance à l’Ecole Militaire et d’Application des Transmissions (E.M.A.T.) le 1er janvier 1945. L’étendue de la mission et l’étroitesse de ce quartier oblige la création de nombreuses annexes.
En 1946, elle est renommée Ecole d’Application des Transmissions (E.A.T.) mais gardera son écusson frappé EMAT. Le 18 juillet 1946, le Général MERLIN, inspecteur de l’arme des Transmissions remet à l’Ecole le Drapeau du 15ième Régiment du Génie. Elle reçoit son propre Drapeau brodé au nom de l’Ecole d’Application des Transmissions (E.A.T.) le 22 janvier 1947.
 

En 1945 la Section d'Etudes devient le Service d'études et de Fabrication des matériels de Transmissions. Les services sont installés au Fort d'Issy les Moulineaux.

Création, le 1er avril 1945 de la Direction de l’inspection des Transmissions à Paris.

Le 1er Novembre 1945, le 28éme Régiment de Transmissions est constitué à Toulouse. Il est l'héritier du 28éme Régiment du Génie. Le 38éme Régiment de Transmissions est constitué à Blanc (Indre) à partir des éléments du COT 612. Il est l'héritier du 38éme Régiment de Sapeurs Télégraphistes. Le 46éme Bataillon de Transmissions s'installe à Fribourg. Il est l'héritier de la 83/84 Compagnie de Transmissions.

Le 18 Novembre 1945, le 18ème Régiment de Génie deviens le 18ème Régiment de Transmissions et s'installe à Grenoble.

Le 18 Mars 1946, le 18ème Régiment de Transmissions est dissous.

1946 – 1962

Les guerres d’Indochine (1946-1954) et d’Algérie (1954-1962) voient l’émergence des moyens mobiles et sécurisés.

En Indochine, la radio reste le principal moyen de communication sur le terrain pour conduire des opérations et assurer le soutien des postes isolés dans la jungle. La mise en place d’un réseau de faisceaux hertziens permet de réaliser une ossature territoriale des moyens de Transmissions.

En Algérie, pour faire face au problème majeur de l’équipement en matériel, une nouvelle gamme de faisceaux hertziens est lancée. Apparaît pour la première fois un système de Transmissions global constitué de supports hertziens, radio et filaires permettant de combiner l’emploi de la télégraphie et de la téléphonie. Son utilisation est un facteur déterminant pour l’emploi des forces.

Avec la création de la Compagnie Autonome d’Ecoute et Radiogoniométrie (CAER) en 1949 en Indochine, la guerre électronique prend une nouvelle dimension. Cette montée en puissance se concrétise par la création en 1958 de la 785e compagnie de Transmissions destinée à expérimenter et adapter des équipements aux spécificités des actions de guerre électronique.

Dans cette phase de montée en puissance, l’évolution des équipements et systèmes mis en œuvre a permis à l’arme de s’affirmer et de devenir l’arme du commandement.

Le 1er mai 1946, le 18éme Régiment de Transmissions est constitué à Steinbach (Allemagne). Il est l'héritier du 18éme Régiment du Génie.

Le 1er Mai 1946, le 18ème Régiment de Transmissions est créé à Metz.

Le 15 mai 1946, le 28éme Régiment de Transmission quitte Toulouse pour s'installer à Montpellier.

Le 1er Juillet 1946, le 41éme Régiment de Transmissions est créée à Rabat. Le 42ème Régiment de Transmissions est créé en Allemagne.

Eté 1946, le 38éme Régiment de Transmissions s'installe à Pontoise.

En 1947, le 42éme Régiment de Transmissions est créé à Steinach (Allemagne). Il est l'héritier du 42éme Bataillon du Génie.

Le 1er Avril 1947, le 28éme Régiment de Transmissions devient le 28éme Bataillon de Transmissions. Le 38éme Régiment de Transmissions est dissous. Simultanément est créé à Rennes le 38éme Bataillon de Transmissions. Le 8ème Régiment de Transmissions et créé au Mont-Valérien (Paris). IL est l'héritier du 24ème Bataillon de Sapeurs télégraphistes et du 8ème Régiment de Génie.

Le 1er Juillet 1947, le 18éme Régiment de Transmissions devient le 42éme Régiment de Transmissions. Puis un nouveau 18éme Régiment de Transmissions est constitué à Metz. Le 46éme Bataillon de Transmissions est créé à partir des unités de Transmissions du commandement militaire de la zone nord d'occupation

En 1948, le 42éme Régiment de Transmissions quitte Steinach pour s'installer à Sweibrucken.

Le 1er mars 1948, le 23éme bataillon de Transmissions est créé a Innsbruck.

Le 12 janvier 1951 le pape Pie XII décide de faire de l’Archange Gabriel, messager de Dieu, le saint patron des Transmissions. Longtemps célébré au mois d'avril, il est désormais célébré chaque année le 29 septembre en même temps que Saint Michel, et concrétise la nouvelle dimension de l’arme.

Le 1er Avril 1951, le 38éme Régiment de Transmissions est dissous. Il donne naissance à Rennes au  Groupement Régionale d'Exploitation des Transmissions 3 et au 38éme Régiment d'Instruction des Transmissions à Laval. Le GRET 4 est crée à Libourne. Le 18ème Régiment de Transmission arrive à Epinal (Vosges) et devient le 18ème Régiment d'Instructions des Transmissions. Le 40ème régiment des Transmissions est créé a partir du 40ème bataillon de Transmissions à Fribourg (RFA).

En Mars 1951, le 28éme Bataillon de Transmissions est dissous.

le 1er Avril 1952, Le Groupement Régional des Transmission 1 est créé à Saint-Denis à partir des Sections Régionales d'Exploitation des Transmissions de la 1ère Région Militaire.

En janvier 1953, la Direction des Transmissions est rétablie.

En 1953, le Centre Coloniale d'Instruction des Transmissions se transforme en Annexe de l'Ecole d'Application des Transmissions.

Le 31 mars 1953, le 23éme bataillon de Transmissions est dissous.

Le 1er Janvier 1955, la 813éme Compagnie de Transmissions est constitué à partir de la 9éme et 10éme compagnie du 42éme Régiment de Transmissions.

Le 16 février 1955, la 57 Compagnie de Transmissions est crée. A partir du 4éme Bataillon de Transmissions, la 54éme Compagnie de Transmissions et le 54éme Bataillon de Transmissions sont crées.

Le 1er Aout 1955, la 125éme Compagnie de Transmission est crée, et s'implante au camp d'Angevillers sur Moselle.

Le 15 septembre 1955, il y  lieu à la dissolution du GRET 3 et donne naissance au GRET 803.Il y a aussi la transformation du GRET 4 en GRET 804 et transfert sur le camp de Crespy. La dissolution du GRET 1 change de dénomination en GRET 801.

En 1956, le 43éme Bataillon de Transmissions est crée à partir du 123éme et 124éme Groupe d'Exploitation des Transmissions. Le 40ème régiment de Transmissions deviens le 709ème Bataillon de Transmissions est prend garnison à Batna (Algérie).

Le 16 Aout 1956, la 57éme Compagnie de Transmissions est renforcée par des éléments venant du 45éme Régiment de Transmissions devient le 57éme Bataillon de Transmissions.

Le1er Janvier 1958, le 46éme Bataillon de Transmissions fusionne avec le 49éme bataillon de Transmissions pour former le 53éme Bataillon de Transmissions.

le 1er Avril 1958, la 40éme Compagnie de Transmissions est créée à Coblence.

Le 30 Juin 1958, le 41éme Régiment de Transmission est dissous suite à la fin de la présence française au Maroc.

Le 1er Juillet 1958, la 785éme Compagnie de Transmissions est créée avec pour mission d'expérimenter les matériels existant. Elle est implantée à Pontoise.

Le 1er Novembre 1958 est mis sur pied l'Etablissement Annexe du Matériel de Transmissions 800. Il se situe dans l'enceinte du fort de Bicêtre. Il est chargé de la gestion et du suivi des matériels chiffre.

Le 2 novembre 1958, la 154ème compagnie de Transmissions à Mecheria (oranie) est dissoute.

En 1960, le 42éme Régiment de Transmissions se restructure en deux bataillons stationnés respectivement à Rastatt et à Achern.

Le 1er Janvier 1960, Le Groupe d'Exploitation des Transmissions 813 est constitué par la fusion du Service d'Exploitation des Transmissions Territoriales et de la 813éme Compagnie de Transmissions. Il est basé à Baden-Oos.

Le 1er Aout 1960, dans le cadre du développement des écoutes, la 718éme Compagnie de Transmissions est créée à Boulay (Moselle).

1962 – 1977

Puissance nucléaire indépendante développant une stratégie de dissuasion qui lui est propre, la France doit se doter de moyens spécifiquement militaires de Transmissions des ordres. Les évènements de mai 68 accélèrent sa réalisation en mettant en évidence la nécessité, en cas de crise grave, de disposer de lignes militaires indépendantes des circuits PTT, en particulier pour activer la Défense opérationnelle du territoire (DOT). Le RITTER (Réseau intégré des Transmissions de l’armée de terre) va naître. Le déploiement du réseau nécessite une réorganisation des structures de l’arme et la transformation des groupes d’exploitation en Régiments d’infrastructure.

Le 28 juin 1961, la Direction des Transmissions devient la Direction Central des Transmissions.

En 1962, après le départ d'Algérie de l'armée française, le Centre Coloniale d'Instruction des Transmissions devient l'Ecole Militaire Annexe des Transmissions.

Le 1er Janvier 1963, la 728éme Compagnie de Transmissions est créée à partir de la 3éme compagnie du 42éme Régiment de Transmissions et de la 5/45éme Compagnie d'Ecoute. Elle est stationnée à Rastatt.

Le 1er Février 1963, le Groupement Régional d'Exploitation des Transmissions 800 est créé pour assurer le fonctionnements des centres et stations de l'administration centrale. Il est basé à St Denis.

Le 1er Juillet 1965, le 28éme Régiment de Transmissions est recré et devient le 28éme Régiment d'Instruction des Transmissions.

Le 1er Juillet 1966, le 41éme Régiment de Transmissions est reformé à partir des moyens du Centre d'Instruction des Transmissions 41. Il s'installe à Evreux (27) dans le quartier Tilly

le 30 septembre 1966, la 125éme Compagnie de Transmissions est dissoute. Suite au retrait de l'organisation intégrée de l'alliance de l'alliance atlantique, le 43éme Bataillon de Transmissions est dissous.

Le 1er Octobre 1966, suite au transfert du matériel de Transmissions au service du matériel, l'Etablissement Annexe du Matériel de Transmissions 800 devient l'Etablissement Annexe du Matériel des Transmissions Nord.

En 1967, le 18 prend l'appellation du 18ème Régiment d'Instruction des Transmissions.

Le 708e bataillon de guerre électronique devient en 1967 la première unité à porter l’appellation « guerre électronique ». Le 44e Régiment de Transmissions est crée en 1971 et apparaît, en 1974 le premier système d’arme de guerre électronique ELEBORE (Ensemble de Localisation Et de Brouillage des Ondes Radioélectriques Ennemies).

En 1967, le 708éme Bataillon de Guerre Electronique est constitué à partir de la 728éme Compagnie de Transmissions et de la 9éme compagnie du 42éme Régiment de Transmissions.

En 1969, il y a fusion du 46éme Bataillon de Transmissions avec le 49éme Bataillon de Transmissions. Cette fusion donne naissance au 53éme Bataillon de Transmissions

En mai 1969, revenu d'Algérie, le 57éme Bataillon de Transmissions devient le 57éme Régiment de Transmissions.

Le 1er Avril 1969, la 738éme Compagnie de Guerre Electronique est créée à Epinal (Vosges).

Le 30 Avril 1969, la 40éme Compagnie de Transmissions est dissoute. Le GRET 801 est intégré au Groupement des Moyens Régionaux 1.

Le 31 octobre 1969, le 28éme Régiment d'Instruction des Transmissions est à nouveau dissous.

Le 1er Novembre 1969, le 40éme Régiment de Transmissions est créé à Neustadt (allemagne).

Suite à la  réorganisation de 1970, le 57éme Régiment de Transmissions devient 57éme Régiment de Commandement des Transmissions. Le 53éme Bataillon de Transmissions devient le 53éme Régiment de Transmissions.

Le 1er Aout 1973, le 40éme Régiment de Transmissions quitte Neustadt pour s'installer à Sarrebourg.

Le 1er Juillet 1974, le 18 RIT contient une unité d'expérimentation du système RITA;

En 1977, le 57éme Régiment de Commandement des Transmissions redevient 57éme Régiment de Transmissions. Le 18ème Régiment d'Instructions des Transmissions redevient le 18éme Régiment de Transmissions. L'Ecole Militaire Annexe des Transmissions devient l'Ecole des Sous-Officiers d'Active des Transmissions.

Le 30 Avril 1977, la 718éme Compagnie de Transmissions est dissoute.

Le 31 Aout 1977, la 738éme Compagnie de Guerre Electronique est dissoute afin de renforcer le 44éme Régiments de Transmissions.

1978 - 1982

Le 1er Juillet 1978, la 3éme Compagnie de Transmissions Divisionnaire est créée à Fribourg.

Le 1er Juillet 1979, le 28éme Régiment de Transmissions est recrée à Orléans

Le 1er Aout  1979, le 41ème Régiment de Transmissions quitte Evreux (27) pour s'installer à Senlis (60) Quartier Ordener.

Le 1er Juillet 1981, le 38éme Régiment d'Instructions des Transmissions et le Groupement Régionale des Transmissions fusionnent et donnent naissance au 38éme Régiment de Transmissions.

L'hiver 1981, la 758éme Compagnie de Transmissions devient la 785éme Compagnie de Guerre électronique.

1983

Pour s’adapter à l’extrême mobilité de la manœuvre, à la puissance des feux et aux délais de réaction très courts, l’arme des Transmissions élabore en collaboration avec l'armée belge un système souple d’emploi, sûr, rapide, entièrement numérisé et automatisé : le Réseau intégré des Transmissions automatiques (RITA) qui permet à la radiotéléphonie numérique de faire son entrée dans les systèmes militaires, en avance sur la radiotéléphonie civile. En 1985, l’armée américaine séduite par le système français, décide d’équiper ses Transmissions de la technologie de commutation utilisée dans le RITA.

La guerre électronique se dote d’un deuxième Régiment : le 54e Régiment de Transmissions à Haguenau.

En 1984,le 40ème Régiment de Transmissions s'installe à Thionville (quartier Jeanne d'Arc) et à Hettange-Grande (quartier Guyon-Gellin).

 

1987 – 1992

L’année 1987 constitue une étape particulièrement importante pour la composante stratégique. Elle voit le lancement de la numérisation du RITTER (projet RITTER III), le début de la mise en place du RITA HCN (RITA du Haut commandement national], la mise en service opérationnel du Réseau de transport des informations numérisées de l’armée de terre (RETINAT), compatible avec le réseau civil TRANSPAC.

Le système de guerre électronique de l’avant (SGEA) est mis en service en 1990 au sein du 44e Régiment de Transmissions.

Le 1er Juillet 1985, le 40éme Régiment de Transmissions quitte Sarrebourg et s'installe à Thionville.

1992

« A l’avenir, le maître de l’électron l’emportera sur le maître du feu ». Cette phrase, prononcée par le général Monchal, chef d’état-major de l’armée de terre, annonce une période de mutation profonde, particulièrement axée sur la recherche de la maîtrise de l’information. Ainsi, s’appuyant sur les enseignement tirés de la Guerre du Golfe, l’interconnexion entre les composantes tactique et stratégique s’accroît-elle et permet-elle de disposer d’un système unique et global depuis le théâtre d’opérations, jusqu’à la métropole, grâce à l’apport du Système de radiocommunications utilisant un satellite (SYRACUSE).

1993

le 30 Juin 1933, il y a la dissolution du 57éme Régiment de Transmissions

1994-1995

Le 1er Mai 1994, la Brigade de Transmissions et créée à Compiégne.

Le 1er septembre 1994, les trois écoles EAT, ESOAT et ESEAT sont regroupées sur le site de Cesson-Sévigné et donnent naissance à l’unique école des Transmissions, l’Ecole Supérieure et d’Application des Transmissions (ESAT). L'EAT est alors transformée en Ecole Annexe des Transmissions le 1er septembre 1994 et ses stages sont progressivement transférés à l’ESAT. L’EAT est dissoute le 31 juillet 1995.
 

1996

Cette période est marquée par une forte interarmisation des domaines de compétence Transmissions, et par une intégration marquée des technologies les plus modernes. Le Système opérationnel constitué à partir des réseaux des armées (SOCRATE), regroupe les réseaux des trois armées en développant l’utilisation de supports par fibre optique. Simultanément, les programmes de modernisation des moyens de Transmissions des garnisons de l’armée de terre (MTGT) et RITA 2e génération (ou RITA valo ou encore RITA-NG), intègrent le protocole internet (IP : Internet Protocol) offrant ainsi au commandement l’accès à des services nouveaux comme l’internet, l’intranet, les supports de visioconférence.

L’ensemble de goniométrie et d’interception en bande décamétrique (EGIDE) fait son apparition en 1996, alors que sont menées des études pour l’élaboration de drones de guerre électronique.

1997

Le 30 juin 1997, est dissous le 18 RT.

Le 1er Juillet 1997, la Brigade de Transmissions quitte Compiégne pour Lunéville.

1999

Le 1er juillet 1999, et créé a Nancy la 4ème Compagnie de Commandement et de Transmissions.

2002

Le 1er Juillet 2002, la Brigade de Transmissions devient Brigade de Transmissions et Appui au Commandement. Elle est en garnison à Douai.

2003

En Juin 2003, création du domaine SIC (Système d'Information et de communication). Il recouvre l'ensemble des fonctions nécessaires à la conception, la réalisation en l'emploi des systèmes d'information et de télécommunication  et de leur sécurité

Le 1er Juillet 2003, le 18 Régiment de Transmissions est recréé à Bretteville sur Odon (14)

La DIRISI est née en 2003 du besoin des armées de travailler ensemble, dans un contexte budgétaire davantage contraint et alors que les systèmes étaient de plus en plus complexes et interconnectés.

2004

Le 19 Novembre 2004, a été inauguré le Musée des Transmissions. Il jouxte l'Ecole des Transmissions à Cessons-Sévigné.

2006

La maitrise de l'information est un enjeu majeur. Elle permet à un pays de préserver en toutes circonstances son autonomie de décision. Ce constat a donné lieu à la création, en 2006, de la Direction Générale des Systèmes d'information et de communication (DGSIC).

2009

Création de la DIRISI Toulon

2008

Héritière de la DIRSIM Brest née de la fusion du STIR Atlantique et du SERTIM Brest, la DIRISI Brest à vue le jour en 2008.

2010

Le 3 Juin 2010, la 4ème Compagnie de Commandement et de Transmissions est dissoute.

Le 17 juin 2010, l'étendard du 6ème Régiment de Commandement et Soutien a fait place au drapeau du 41ème Régiment de Transmissions au quartier Corbineau de Douai. A la même date, la Brigade de Transmissions et d'appui au commandement quitte Lunéville pour s'installer à Douai.

Le 30 juin 2010, le 18 Régiment de Transmissions est dissous. Il était le dernier Régiment de Normandie

Le 1er Juillet 2010; la 2ème Compagnie de Commandement et de Transmissions quitte Orléans pour s'installer au quartier Leclerc à ILLKIRCH-GRAFFENSTADEN.

La 9ème Compagnie de Commandement et de Transmissions quitte Nantes pour s'installer au quartier d'Aboville à Poitiers.

2011

Le 01 Janvier 2011, création de la DIRISI Abu Dhabi, elle est la digne héritière du service SIC de l'implantation militaire Française aux Emirats Arabes Unis déployée depuis 01/09/2008.

le 1er Juillet 2011, le 8ème Régiment de Transmissions est réorganisé. Il regroupe désormais tous le centre nationaux de mise en œuvre.

2012

la DIRISI Ile de France quittera le site de Houilles pour s'installer sur la Forteresse du Mont-valérien, site historique et berceau de l'arme des transmissions

Ensuite...
Au fil de ses soixante-dix années d’existence, l’arme des Transmissions a acquis sa notoriété en sachant intégrer les technologies nouvelles, faisant évoluer les systèmes vers la mise en œuvre d’un système unique et global pour mieux satisfaire les besoins du commandement.

 

Mise à jour le : samedi 14 avril 2012